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Contrat de mariage de Jean-Joseph Thiry et de Françoise Jeannequin

(Mes arrière arrière Grands parents (SOSA N° 16 et17))

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Cejourd'hui quinze février mil huit cent vingt et un à Lorquin en l'étude du notaire soussigné avant midi

Pardevant Me Nicolas Clément Genfeld notaire royal exerçant dans le ressort du Tribunal de Paix du Canton de Lorquin, Arrondissement de Sarrebourg Département de la Meurthe

sont comparus

en personne le sieur Jean Joseph Thiry garçon majeur du sieur Nicolas Thiry propriétaire au dit Lorquin et de défunte dame Catherine Jeanmaire, ses père et mère agissant pour lui et en son nom pour l'assistance et autorisation dudit sieur son père
d'une part
et Demoiselle Françoise Jeannequin, fille majeure de Monsieur Joseph Didier Jeannequin, propriétaire demeurant au dit Lorquin et de Dame Françoise Vogien, ses père et mère, elle demeurant au dit Lorquin, agissant également pour elle et en son nom sous l'assistance et autorisation du dit sieur son père, d'autre part
Lesquels comparant (?) en traitant (?) du mariage convenu entre eux ont arrêté librement et volontairement ces articles clauses st conditions qui suivent






Savoir

Article premier-Le dit sieur Jean Joseph Thiry et la ditte demoiselle Françoise Jeannequin ont promis et promettent de s'unir en mariage conformément aux lois civiles et religieuses de l'état le plus tôt possible à la réquisition de l'un ou l'autre des parties

Art 2- Du jour du futur mariage il y aura communauté parfaite de tous les meubles et effets mobiliers qu'ils auront, acquets et ('..?..) d'immeubles qu'ils feront, soit que la future épouse soit ou ne soit pas dénommée aux contrats et actes qui en seront passés pourarrivant ? la dissolution de la future communauté. (la qualité de la transcription de cette phrase n'est pas garantie...) . Les meubles et effets mobiliers appartenant en totalité au survivant des futurs époux, à charge de payer les dettes de la communauté, à l'effet de quoi les dits futurs époux déclarent se faire donation mutuelle l'un et l'autre et au survivant d'eux de tous les dits meubles et effets de la future communauté, ce accepté respectivementpour le dit survivant

Le futur époux se marie dans les biens et droits qui lui sont échus dans la succession de la dame Catherine Jeanmaire défunte, sa mère, consistant en trois mille Francs en argent ou créance et un immeuble, lesquels biens il se réserve en propre pour lui, les siens et ceux de sa lignée à l'exception des revenus qui entreront en communauté.La future épouse se marie pareillement dans les biens et droits qui lui résulteront dans les successions de ses père et mère, elle apporte en outre au mariage une somme de trois mille Francs qui lui est constituée en dot par le dit sieur Joseph Didier Jeannequin, son père et sera payée par lui après le mariage effectué, laquelle somme de trois mille Francs tiendra nature de bien propre à la future épouse et sera reprise par elle avant tout partage de la communauté et les revenus entreront en communauté.

Les futurs époux pour se prouver l'estime et l'amitié qu'ils ont l'un pour l'autre ont déclaré par les présentes se faire donation mutuelle et réciproque lui à l'autre et au survivant d'eux ce accepté par ledit survivant de l'usufruit et de la jouissance de tous les biens immeubles propriété de la communauté en quoi ils puissent consister et partout ou ils soient situés pour que le survivant des dits époux en jouisse pendant sa vie jusqu'à son décès sans aucun trouble ni empêchement et sans qu'il soit tenu de donner caution de quoi il est dispensé par les présentes, mais à charge d'en jouir en bon père de famille, néanmoins dans le cas qu'il existerait des enfants procréés du futur mariage à l'époque du décès du prémourant des futurs époux la donation (..) sera restreinte aux acquets d'immeubles de la future communauté.

Convenu aussi entre les parties que dans le cas que le survivant des futurs époux convollerait en secondes noces, il perdrait également la jouissance des biens propres de l'époux décédé.

Si le décès du survivant des futurs époux était arrivé sans enfant procréé du futur mariage, les biens immeubles propres et de communauté de chacun des dits futurs époux retourneraient alors en tous droits de propriété et jouissance aux héritiers de chacun des dits époux, aux leurs et à ceux de leur lignée.

Tout ce qui pourrait échoir aux futurs époux pendant la future communauté soit par succession, donation, leg ou autrement sera réservé en propre à chacun des époux, aux leurs et à ceux de leur lignée et les revenus entreront en communauté

Toutes les conditions ci dessus et des autres parts arrêtées de la volonté expresse des parties et de bon gré auront lieu et seront exécutées sous peine de tous dommages et intérêts, les parties entendant jouir de la faveur accordée aux contrats de mariage et pour le cas non prévu par les présentes, les parties contractantes se soumettent aux lois et réglements du Royaume.

Fait et passé à Lorquin en l'étude du notaire soussigné les jour, mois et an avant...après midi en présence de Messieurs jean Louis Girod, receveur de l'enregistrement , et Jean Nicolas Delor, propriétaire, tous deux demeurant à Lorquin témoins connus non empéchés qui ont signé avec les parties et les assistats aussi connus du notaire soussigné qui a donné lecture des présentes aux parties enprésence des témoins, signé à la minute Françoise Jeannequin, N Thiry, Jeannequin,...., Gérard, Thiry, Barabino, Girod, Delor et Genfeld, aigné notaire

Enregistré à Lorquin le vingt deux février mil huit cent vingt au volume33, folio 189 verso case 2 et 3

Reçu pour le mariage cinq francs, même somme pour le double de survie(?) et dix huit francs soixante et quinze centimes pour la constitution faite à la future avec deux francsquatre vingt huit centimes pour le dixième...?